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L'ECHEC SCOLAIRE

Qu'est-ce-que l'échec scolaire ?

Si votre enfant ne réussit pas à apprendre ou s'il apprend avec plus de difficultés que les autres enfants de son âge, s'il ne peut s'intégrer à une communauté scolaire en raison de troubles du comportement ou de troubles relationnels, les parents, les enseignants vont parler d'échec scolaire.

En effet, l'école a deux missions essentielles à accomplir :

- Une mission d'éducation qui aide l'enfant à devenir un citoyen,

-Une mission d'instruction qui permet à l'enfant d'acquérir des savoirs.

Par ailleurs, il y a souvent interaction entre ces deux fonctions de l'école : un enfant qui ne réussit pas à acquérir les savoirs de son âge va, par réaction, se démotiver et va présenter des troubles du comportement à l'école.

Inversement, un enfant présentant des troubles du comportement qui se manifestent par des difficultés à se concentrer, des rêveries ou qui va adopter des conduites agressives à l'égard de ses camarades ou des réactions d'opposition envers ses enseignants va, par ricochet, présenter des troubles des apprentissages. Une trop grande inhibition dans la relation aux autres peut aussi considérablement gêner les acquisitions des savoirs.

 

Quelles sont les cause de l'échec scolaire ?

Il est très difficile de déterminer la causalité en matière d'échec scolaire. Certains invoqueront des causes génétiques, neurologiques, des causes sociologiques ou des causes psycho-affectives.

Les causes biologiques ou génétiques : si ces causes sont indéniables dans certaines anomalies chromosomiques qui amoindrissent considérablement le développement cognitif et affectif de l'enfant (trisomie 21 ou autres anomalies génétiques), il est plus contestable de les invoquer lorsqu'il s'agit de difficultés révélées par l'entrée dans les apprentissages de base, difficulté à lire et à écrire surtout. Pour certains, ce trouble appelé "dyslexie", s'origine dans un dysfonctionnement neurologique. Malgré les nombreuses recherches dans ce domaine qui s'appuient sur les nouvelles techniques d'investigation du fonctionnement de cerveau, la preuve absolue n'a toujours pas été apportée.

Les causes culturelles ou socio-économiques : l'échec scolaire est en effet inégalement réparti selon les classes sociales. On va parler de fatalité sociologique ou de reproduction de l'échec d'une génération à une autre. S'il est indéniable que les enfants issus des classes supérieures ont plus de chances de se retrouver à l'université ou dans les grandes écoles, certains enfants issus de milieux défavorisés peuvent malgré tout bien réussir à l'école.

Les causes psycho-affectives : un enfant peut se trouver en échec scolaire à cause d'un environnement affectif peu favorable. C'est ce qu'on observe quand un événement familial bouleverse la vie de l'enfant : divorce des parents, décès d'un membre de la famille, naissance d'un nouvel enfant...Mais dans ce domaine, il n'existe pas non plus de fatalité. Certains enfants dont les parents ont divorcé ou qui ont une nouvelle petite soeur ou un nouveau petit frère ne voient pas, pour autant, leurs résultats scolaires baisser.

L'échec scolaire est très certainement soumis à de multiples facteurs. Plutôt que de chercher une causalité linéaire : tel facteur provoquant l'échec scolaire, on peut supposer que ce sont une multitude de facteurs qui interagissent les uns avec les autres lorsque l'enfant est en difficulté à l'école.

Pour apporter de l'aide, il vaut mieux essayer de comprendre le problème en fonction de l'histoire personnelle de l'enfant qui est toujours une histoire singulière, c'est-à -dire qu'elle ne ressemble à aucune autre.

Les enseignants, les parents,désireux d'aider l'enfant à dépasser sa difficulté qui l'empêche de réussir normalement à l'école devront s'interroger en fonction de l'histoire de vie de l'enfant, de sa façon de réagir face à cette difficulté. Il faut donc avant tout être à l'écoute de l'enfant, lui demander ce qu'il pense de son échec, lui expliquer les différents moyens qui pourraient être mis en oeuvre pour l'aider.

 

Que faire en cas de difficultés scolaires ?

Tout d'abord, il faut essayer d'agir dès que la difficulté apparaît car il faut être conscient que les choses s'arrangent rarement d'elles mêmes.

La première démarche est de demander un rendez-vous avec l'enseignant. L'enfant doit pouvoir assister à tout ou partie de ce rendez-vous. Il verra ainsi que ses parents et ses enseignants se mobilisent autour de son problème et qu'il ne va pas rester seul devant ses difficultés. Cela va l'aider à reprendre confiance en lui, c'est un facteur très important qui sera un atout majeur pour résoudre son problème.

Il faut essayer de réfléchir à plusieurs à cet échec, rapprocher les points de vue des enseignants, des parents , ainsi que celui des enseignants spécialisés qui sont à l'école pour apporter de l'aide, ou faire appel, quand c'est nécessaire à une aide extérieure à l'école.

Si l'enfant est à l'école primaire, il existe des personnes spécialisées pour aider l'enfant. Il s'agit du personnel du Réseau d'Aides Spécialisées pour les Elèves en Difficulté (R.A.S.E.D.). Dans ce réseau, on trouve :

-Un enseignant spécialisé pour l'aide scolaire en petits groupes d'enfants. Cet enseignant, appelé aussi maître ou maîtresse d'adaptation, aide les enfants qui ont une difficulté à aborder les apprentissages mais qui n'ont pas de troubles du comportement. Cet enseignant va essayer de donner à l'enfant des outils méthodologiques : apprendre à apprendre. C'est-à-dire, savoir lire une consigne, savoir rechercher dans un dictionnaire etc. Cet enseignant travaille avec un petit groupe d'enfant Il peut donc apporter une aide plus individualisée que l'enseignant qui travaille avec toute la classe. L'enfant va peu à peu reprendre confiance en lui.

-Un enseignant en rééducation qui a pour objectif de restaurer chez l'enfant le désir d'apprendre et l'estime de soi l'aidera en lui proposant, dans la plupart des cas, des activités ludiques. Ce rééducateur peut travailler avec un petit groupe d'enfants mais il peut aussi aider l'enfant par une prise en charge individuelle.

-Le psychologue scolaire qui peut proposer un bilan à l'enfant ou l'aider grâce à des entretiens réguliers.

Si ces aides apportées dans le cadre de l'école ne sont pas adaptées à la difficulté de l'enfant, d'autres spécialistes extérieurs à l'école peuvent intervenir.

L'orthophoniste peut aider l'enfant qui a des difficultés en langage. Elle peut aussi être efficace dans le domaine de la langue écrite : lecture, orthographe...

La psychomotricienne intervient quand l'enfant est maladroit avec son corps. L'enfant ainsi aidé sera mieux dans son corps et dans sa tête.

Les psychologues ou les pédopsychiatres peuvent proposer des thérapies qui permettent à l'enfant d'exprimer ses difficultés pour mieux les dépasser.

 

Conclusion

Lorsque l'aide apportée correspond à la problématique des l'enfant, les progrès apparaîtront si le suivi proposé à l'enfant est régulier et si les parents ont confiance dans le spécialiste qui est chargé de cette aide.

En effet, chez l'enfant, la situation peut évoluer dans le bon sens, car les difficultés ne sont pas figées. C'est ce qui peut encourager les parents et les enfants à entreprendre une démarche quand il y a un problème quelconque. Ce qui est important, c'est de ne pas laisser l'enfant seul devant sa difficulté. Pour autant, il serait vain de rechercher des responsabilités des uns ou des autres. Il vaut mieux regarder le problème en face et essayer de le résoudre. C'est l'attitude la plus positive qui permet, le plus souvent, une bonne évolution.

 

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